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Cerisiers et petites rues, de nuit

Cette année n’est pas forcement la meilleure des années à Osaka. Les cerisiers sont magnifiques, d’un blanc éclatant MAIS … il pleut et le ciel est affreusement blanc. Blanc sur blanc, il est donc quasi impossible de prendre une photo potable (selon mes standards hein) d’un quelconque cerisier :/

La solution, les prendre de nuit, malgré les limitations matérielles imposées par mon petit appareil photo !

 

La plus japonaises des carpes

Ce week end direction l’expo park d’Osaka. Les cerisiers ne sont pas encore en fleurs, la nature s’eveille, gentillement et surtout les carpes, toujours pretes à s’approcher pour obtenir un peu de nourriture !

Certaines carpes attendent, la bouche ouverte, de recevoir de la nourriture (ce qui explique qu’elles soient souvent énormes)

et voici la fière représentante du Japon !

 

Technique photo – Bokeh Panorama / Bokehrama

Késséssé ?

Le Bokehrama est une technique qui combine deux techniques, le bokeh et le panorama. (on dit aussi « la méthode Brenizer », c’est le nom de famille de la première personne à avoir vraiment vulgarisé cette technique)

  • Un bokeh c’est un flou « artistique » (wikipedia) sur les zones situées hors-focus. Les gens disent habituellement « du flou » (vous pourrez vous la péter en disant « bokeh »).
  • Un panorama *hum-hum* c’est un panorama (une vue grand angle, peu importe le sujet).

Le bokehrama permet d’obtenir le meilleur des deux techniques dans une seule photo. Du bokeh dans un grand angle, chose normalement impossible.

Mais comment fait-on ?

Il va falloir vous équiper de :

  • Votre appareil photo : il doit disposer du mode M (Manual). Un Sony Nex5 pour moi.
  • Un objectif : quelque chose que ne soit pas un grand angle. J’utilise un 50mm dans cet exemple.
  • Un logiciel : pour vous permettent d’assembler des photos, « Image Composite Editor » (ICE) de Microsoft est gratuit, léger et très rapide. J’utilise quelques fois Lightroom.

Je parle d’assemblage de photos car pour réaliser ce bokehrama, nous allons en fait en prendre une petite dizaine/vingtaine de photos et … les assembler, tout simplement (vous allez vite comprendre).

Etape 1 / Trouvez un petit spot tranquille.

Il y a quelques contraintes pour prendre un bokehrama.

  • Il faut par exemple à tout prix éviter tout ce qui pourrait bouger. Passants, animaux, tout ce que le vent pourrait faire bouger, etc, sont à éviter, au moins à vos début. Avec un peu d’expérience et de dextérité, « ca l’fera », mais plus tard. On commence pépère.
  • Lors de la prise des 10/20 photos, l’appareil doit rester immobile. Utiliser un trépied reste idéal mais c’est largement faisable à main levée.
  • TRES IMPORTANT : passez en mode Manuel. Le focus, les ISO, la balance des blanc, tout, tout, tout doit être en mode Manuel.

Ce dernier point est important. Quand vous aurez trouvé votre spot, passez en mode M, faites le point sur votre sujet, vos autres réglages (au moins les ISO) et …

Etape 2 / Mitraillez !

Ne faites pas attention à la qualité de la photo ci dessus, tout semble flou, le format n’est pas bon, PNG au lieu de RAW.

Deux points importants lors de la prise de vos 10/20 photos

  • Shootez avec un chemin précis en tête, histoire de ne pas prendre deux ou trois fois le même endroit en photo, et surtout pour ne pas oublier un endroit (photo ci dessus).
  • Faites légèrement se chevaucher les photos que vous allez prendre (photo ci dessous).

Il faut se faire chevaucher les photos, non seulement à l’horizontale, mais aussi à la verticale. C’est un petit coup à prendre, pas bien difficile. Au pire, comme ci dessous, faites une tonne de photos (ouais, quand je disais « mitraillez », je ne déconnais pas !).

Une fois que vous avez toutes vos photos, ouvrez votre logiciel pour qu’il les assemble, tout simplement.

Le résultat brut, avec un focus au centre de la rue, sur l’intersection.

Il ne reste plus qu’à passer par votre logiciel de retouche d’images préféré et le tour est joué. (c’est encore ici un exemple de retouche, à-la-va-vite, ne tapez pas).

L’effet n’est pas super-super visible sur mon exemple mais le but n’est pas non plus que cela saute aux yeux. Pour obtenir le même résultat avec une seule photo, il faudrait un objectif grand angle coutant la peau des f*sses, ici c’est réalisé avec un objectif ayant couté 20€.

Voici d’autres exemples peut être un peu plus parlant :

N’hésitez pas à laisser un lien vers vos photos si vous voulez tenter l’expérience !

Avant / après

Si vous prenez des photos, à un moment ou ) un autre, il vous faudra recourir à un logiciel de retouches d’images (Photoshop, lightRoom, etc), que ce soit pour d’infimes modifications (un « crop », corriger la luminosité ou le contraste par exemple) ou pour des retouches plus importantes (remplacer des couleurs, supprimer ou rajouter un élément, etc)

J’ai eu cette idée de petit « tuto-explication » après avoir « shooté » une de mes dernières photos, celle qui précède ce post, cette japonaise en kimono, qui attend son train.

Ce post n’intéressera sûrement pas énormément de monde mais il peut être intéressant de réaliser que certaines photos sur internet (oui, je te regarde 500px.com) ne sont pas forcement fausse, mais ne sont pas un reflet 100% exact de la réalité. C’est la réalité du photographe, sa vision. Il s’agit ici de la mienne.

Osaka Japon

Je suis plutôt content du résultat sachant que j’ai du littéralement dégainer mon appareil photo pour la faire.

J’arrivais sur le quai opposé au sien, perdu dans mes pensées, l’appareil photo dans mon sac et un train allait passer entre elle et moi.

Je n’ai eu que 10 sec (ça semble long mais non) pour :

  • Réaliser qu’il fallait shooter,
  • Ouvrir mon sac,
  • Saisir et allumer mon appareil,
  • Retirer le cache,
  • Vérifier que je n’étais plus en mode « manuel » (car je faisais quelques photos de nuit juste avant),
  • Pointer mon appareil en espérant que personne ne rentre dans le champ et …
  • Shooter.

Une seconde plus tard, un train arrivait et passait entre mon sujet et moi même. Ce train étant bondé, il m’était aussi quasi impossible de prendre une photo depuis l’intérieur du wagon.

Enfin si, j’ai réussi à prendre une photo avec mon smartphone mais même en tentant de « l’améliorer » avec une ou deux applications, ce n’est pas vraiment satisfaisant.

osaka japon kimono

La photo n’est pas la plus moche mais je n’aime pas :

  • Les reflets dans la vitre de mon wagon (surtout mon reflet sur la droite, tenant l’appareil).
  • L’angle qui ne permet pas de bien distinguer le kimono du wagon, qui sont presque de la même couleur.
  • Les gens dans le wagon face à elle.
  • Le grain est vraiment trop présent.

 

Après avoir tenté d’améliorer cette photo-smartphone donc, j’ai décidé de publier mon autre photo, celle prise avec mon appareil photo. Elle est elle aussi très imparfaite mais avec certains logiciels, je savais que je pourrais plus facilement l’améliorer.

Voici le RAW :

La base est sympa. Osaka n’est pas Kyoto et mis à part pour quelques festivals, quelques dates importantes et quelques quartiers, les femmes en kimono ne courent pas les rues. Elle est seule sur un quai qui normalement accueille des trains qui vomissent littéralement des centaines de personnes. Il y avait donc quelque chose de spécial.

Ce que j’aime avec cette photo :

  • L’angle est meilleur
  • Le cadrage est sympa
  • La qualité est évidemment meilleure qu’avec mon smartphone.

Ce qui me « dérange » (la photo ci dessous) :

  • Le haut et le bas de la photo sont totalement inintéressants.
  • Mon modèle est trop petit, trop loin.
  • Les gens qui se reflètent dans son wagon.

before

Mise à part les corrections usuelles (contraste, luminosité, saturation, etc) voici les principales transformations appliquées.

  • Un recadrage, qui permet d’enlever les parties inintéressantes du haut et du bas.
  • Application d’un effet de flou directionnel qui permet de faire d’une pierre deux coups = rajouter du mouvement sur le train ET de faire disparaître les reflets sur le wagon.

AVANT / APRES

osaka japon kimono

Osaka Japon

Je n’utilise pas Photoshop sur énormément de mes photos mais c’est ici un bon exemple de « comment améliorer une photo ». Encore une fois, une photo reflète ce que voit le photographe et c’est comme ça que je l’ai vu :)

Petit edit : avec le temps, voici une dernière version, celle que je préfère :

BONUS

La version/vision made in @Coq_et_cerisier :

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La version/vision Made in @Scander :

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Osaka Japon

Minuit, l’heure du crime

Je suis très frileux. Sous les 15°C, c’est simple, il fait frais/froid. Impossible de trouver la motivation nécessaire de prendre des photos. Maintenant que l’hiver est terminé, que le printemps commence timidement à poindre le nez, je commence à ressentir ce besoin de sortir shooter tout ce que je peux.

Les température étant clémente hier soir, je me suis arrête à une station entre mon travail et mon appartement pour prendre quelques photos, un peu au hasard, et le hasard, c’est ce que j’aime. Si vous désirez pendre les mêmes photos, il faut s’arrêter à la station « Juso », sur la « Hankyu line » qui part d’Umeda et va au nord d’Osaka. En sortant de Juso, dirigez vous simplement vers le sud, en marchant 5 minutes, vous tomberez sur la rivière, et mon spot.

 

 

japon-osaka

 

Une fois n’est pas coutume, la photo suivante est une photo de smartphone, une « Little planet ». Beaucoup d’applications permettent de réaliser cet effet, je vous laisse les chercher sur les stores d’Apple et d’Android.

 

Little planet Osaka

 

Minuit, l’heure du crime, mais pas au Japon ou la seule personne que vous croiserez dans une gare à cette heure tardive est une personne en kimono. Pour la petite histoire, elle se rend à Kyoto.


Dotonbori / Namba / Osaka

Bienvenue à Osaka, bienvenue à Namba, bienvenue à Dotonbori. Le quartier est plein de touristes mais très intéressant, toujours en mouvement. Odeurs de nourriture, néons, rires, touristes, rabatteurs, tout est présent pour laisser de très bons souvenirs à ceux qui y passeront quelques heures.

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori, Namba, Osaka

Japon oblige, certains soirs de petits groupes se produisent sur le bord du canal. D’un coté les « chanteuses », de l’autre les « fans ». Si on passe sur le fait qu’elles ne sont pas majeures et que certains messieurs ont des regards de prédateurs :/ c’est assez folklorique.

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori, Namba, Osaka

Dotonbori c’est LE GLICO. Même en lui tournant le dos, il n’est jamais très loin.

Dotonbori, Namba, Osaka

Il neige !

L’hiver j’hiberne. Je sors peu, je reste littéralement à 20 cm du chauffage chez moi jusqu’à ce que la température repasse au dessus des 10°C. L’unique chose qui pourrait me faire sortir, c’est la neige, et la neige à Osaka, c’est assez rare.

Surprise, il y a quelques jours, nous avons eu droit à deux jours de neige flocons. Ma flemme étant plus forte que tout, je ne suis pas allé à Kyoto, je me suis simplement promené dans le quartier, ce qui était tout aussi sympa, d’autant plus que c’était la première fois pour ma fille qu’elle jouait dans la neige.

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Le monde des fourmis

Les japonais me font souvent penser à des fourmis. Si vous prenez un peu de hauteur, les similitudes sont alors flagrantes.

Ca grouille d’individus, les conversations sont rares, les contacts le sont encore plus.


ils se croisent, interagissent quelques minutes, mais pas plus, car ils ont quelque chose à faire, une tache, importante pour la fourmilière, que les autres ne comprendrait pas de toutes les façons, même si ils avaient le temps de la leur expliquer.

Il faut bien que quelqu’un le fasse, après tout. C’est compliqué la vie de fourmi japonais.

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Osaka de nuit

Néons et pluie à Osaka

La semaine de le rédaction de ce petit post, le temps était vraiment agréable. En rentrant de mon travail aux alentours de 20h, je me suis décidé à faire un petit crochet par un des quartiers les plus illuminés d’Osaka. La pluie n’étant pas très forte, j’en ai profité pour faire quelques photos.

Osaka de nuit

 

Osaka de nuit

Osaka de nuit

Osaka de nuit

Parce qu’on me le fait assez souvent remarquer sur la photo suivante, oui, j’ai vu qu’il y a un petit panneau « SM » au milieu. Il s’agit d’un quartier avec beaucoup de bars et d’hotesses, c’est « normal » !

Osaka de nuit

Osaka de nuit

Nara Japan

Un jour d’automne à Nara

Un bon gros soleil et une température plutôt clémente, voila ce qui m’a poussé à sortir de chez moi cette semaine pour aller à Nara.

Bien qu’à Osaka la faune et la flore soient aussi présentes (cafards, rats, salaryman …), Nara elle, est peuplée de cerfs (c’est quand même autrement plus majestueux !). Petite ville d’environs 375.000 âmes, plutôt plate (il y a très peu de buildings) et surannée (c’était la capitale du Japon entre 710 et 794) c’est une petite pépite au milieu du Kansai.

Osaka – Nara se fait par train en une 40aine de minutes, si vous n’optez pas par inadvertance comme moi pour le train local, celui qui s’arrête à tooooooutes les stations.

De Namba (Osaka) il faut prendre la « kintetsu-nara-line » et s’arrêter à … Nara (bien joué).

Nara

A un gros tiers du parcours, le train se met à gravir la montagne qui sépare Osaka de Nara et si vous regardez du côté gauche, vous aurez une vue sympathique sur Osaka (en rouge sur la carte du dessus).

Je suis arrivé assez tôt à Nara et la lumière était très belle.

Nara Japan

Nara Japan

Les biches autour de Nara ne sont pas les plus dociles. Elles vivent entre les montagnes et la ville et n’ont pas énormément de contacts avec les touristes. Elles ne se laissent pas approcher même avec de la nourriture.

Nara Japan

La nourriture pour biches peut s’acheter auprès des nombreux petits marchands placés sur les trottoirs de la ville. 150 yen.

 Et comme presque partout au Japon pendant l’automne, Nara ne déroge pas à la règle et se pare de très belles couleurs. J’ai sûrement eu la chance de voir les dernières feuilles colorées de cette année car le froid, le vrai, ne tardera pas à arriver.

Nara Japan

Scène un peu surréaliste en plein Nara. Lac, feuilles colorées, salaryman, biche (oui j’appelle les mâles et les femelles « biches »), le bateau, etc. Je m’attendais à ce que quelqu’un gueule : « Coooooupez ! elle est bonne ! »

Nara Japan

Japon oblige, les incongruités sont elles aussi présentes à Nara.

Nara Japan

Nara Japan

En cas de départ de feu dans un temple/sanctuaire, d’impressionnant moyens peuvent être mis en oeuvre en quelques secondes (mode ironique Off). Sérieusement, je pense que la chance d’éteindre un incendie avec un seau d’eau est aussi mince que la possibilité de se noyer dedans :/

Nara Japan

Mais les biches alors, où sont-elles ? Au milieu de Nara se trouve un grand parc avec ces fameuses biches qui posent devant les appareils en s’inclinant, espérant ainsi obtenir des friandises.

Nara Japan

Quand les gens viennent vous nourrir 365 jours par an, gratuitement, vous pouvez vous permettre de faire la difficile !

Nara Japan

Nara Japan

Les meilleures horaires pour se rendre à Nara et prendre des photos sont le matin assez tôt, et/ou le soir juste avant le couché du soleil (cf les 2 photos suivantes prises pendant la Golden hour). Ces heures permettent aussi d’éviter le flot de touristes qui se déverse par bus sur la ville entre 11h et 16h.

Nara Japan

Nara Japan

 

Et en bonus quelques photos de mes précédentes visites :

 

Vive les biches !