

Après plus de 3 ans à chercher, je suis enfin tombé sur un drapeau japonais ET les conditions idéales pour le photographier.
Un grand drapeau, propre, flottant au vent, assez haut, dans un ciel bleu, sans buildings autour. Ce fût long, mais ce fût bon !

Le début d’année est, pour les Japonais, l’occasion d’aller au temple « prier ». Les photos ne reflètent malheureusement pas l’affluence que les temples et sanctuaires connaissent en cette période. C’est un peu l’équivalent des soldes au rayon chaussures d’un Printemps à Paris, en pire.






Les « Host » au Japon souffrent d’une réputation assez « sulfureuse ». C’est un métier réservé à une catégorie de personnes plutôt jeunes et fêtardes car ils travaillent de nuit et doivent bien tenir l’alcool.
On n’en croise donc pas forcement à tous les coins de rues. La bête se fait rare. Etant un homme, je dois même avouer que c’est plutôt son équivalent féminin, l’hôtesse, qui « m’intéresse » le plus. (Ben oui, je préfère photographier des femmes).
J’étais donc dans mon train, l’appareil à la main, en train de faire des photos du paysage, quand tout à coup, tel un pokemon, un Host surgit de nul part et se plaça à un mètre de moi.
L’animal est visible en ville, à la nuit tombé, mais la, il faisait jour, et il était à coté de moi. L’occasion était trop belle, je me devais de le prendre en photo.
N’écoutant que mon courage et criant intérieurement « ta gueule timidité », je me mis en tête de communiquer avec le spécimen.
S’en suivit une conversation que je n’oublierai pas de si tôt :
Moi en japonais :
Salut, j’aime bien ton style, je peux te prendre en photo ?
Lui en anglais :
Yes of course, here ?
Moi en Japonais :
Oui stp, mais si tu es timide, y’a du monde, tu peux refuser, je comprends.
Lui en Anglais :
Non non c’est cool
Il pooooooose longuement avec un regard qui fait l’amour à ma caméra et forcement, à travers l’objectif, à mon œil, le salopard.
Il reprend, en anglais :
Et tu viens d’ou ?
Moi en japonais :
France
Et lui d’enchaîner, en français :
Ho, je étudier le français depuis ce année.
Me voila donc au Japon, à parler à un Host, en français, de son taff.

Si vous voulez savoir ce qu’est le métier d’Host, il faut CLIQUER ICI (étrangement pas regardable depuis … le Japon …)
… ou rechercher « The Great Happiness Space » sur internet (Googlet et cie)

Avant d’acheter les cadeaux pour les enfants du monde entier, le père noël a besoin de mettre de l’argent de coté. Voici donc, quand il est de passage à Osaka, ce qu’il fait !
*viens mater des DVD cochons (sur la pancarte).

Au delà de l’aspect marrant de cette photo, il est triste de constater que ce genre de « job » est souvent occupé par les personnes âgées, souvent en état de précarité une fois à l’age de la retraite . les conditions de travail sont dures (rester debout immobile pendant des heures) et la paie est ridicule.

Sous son air un peu timide, ce petit monsieur représente bien (à mon gout) ce qu’est le Kansai et plus particulièrement Osaka. Des gens timides, oui, mais avec une énorme envie de contacts et communications.
Le Festival du feu prend place à Ikeda, au nord d’Osaka. C’est un festival vraiment sympa dans le sens ou il n’est pas énormément fréquenté (d’un point de vue Japonais, car il y a quand même énormément de monde).
Ce festival est aussi assez court puisqu’il ne dure pas toute la journée mais une bonne partie de la soirée.
*** cliquez sur les images pour les agrandir***
On peut croiser beaucoup de monde portant un yukata.

La foule n’est pas compacte mais il est parfois difficile de s’approcher des « chars ».
Un « char » s’approche.
En voilà deux, avec les hommes les accompagnant, tentant de le pas faire tomber ces torches géantes qui sont portées à bout de bras.


Quand les torches manquent de tomber, tout le monde s’y met et tentent de les redresser.
Japon oblige, il doit y avoir autant de policiers et gardes que de festivaliers …